Le plus ancien festival de Hokkaido, l'Ubagami Daijingu Togyosai, aura lieu le 9 août ! Défilé de chars magnifiques
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Le plus ancien festival de Hokkaido, l'Ubagami Daijingu Togyosai, aura lieu le 9 août ! Défilé de chars magnifiques

Prévu le 9 août à Esashi, le plus ancien festival de Hokkaido, l'Ubagami Togyosai, célèbre 380 ans de gratitude pour le hareng avec 13 chars magnifiques et de la musique Gion Hayashi.


Le 9 août 2026, le "Daijingu Togyosai (Ubagami Daijingu Togyosai)", festival traditionnel marquant le retour du court été de Hokkaido, s'ouvrira en beauté à Esashi, dans le district de Hiyama. Connu comme le plus ancien festival de Hokkaido, il était autrefois dit que "même Edo ne possède pas le mai d'Esashi". Bref, c'était une terre où la pêche au hareng était florissante, avec une animation dépassant celle d'Edo. Bien qu'il s'agisse d'un événement folklorique extrêmement précieux transmettant l'histoire de la prospérité passée au présent, on ne peut plus capturer autant de harengs aujourd'hui à Hokkaido. Loin d'être pêchés, ils ont failli disparaître à un moment donné, mais grâce à la persévérance dans le repeuplement des alevins, des signes de rétablissement progressif se dessinent aujourd'hui. Dans ce contexte, il est naturel que ce festival né grâce au hareng suscite une telle passion. La ville sera enveloppée d'une ferveur et d'une excitation uniques dès le matin, et les sons élégants du Gion Hayashi joués aux flûtes, tambours et shamisens résonneront dans les rues historiques.

Contexte historique du festival et la "Légende d'Orii"

La légende d'Orii-baasan, qui apporta le hareng à Esashi
La fondation du sanctuaire et l'essor de la pêche sont liés à la légende d'Orii, une vieille femme dotée du pouvoir de recevoir les messages des esprits. Un jour, un vieil homme sur l'île de Kamome lui confia une fiole, lui disant de la jeter à la mer. Le lendemain, la mer regorgeait de harengs. La fiole pétrifiée est visible aujourd'hui sous la forme du rocher "Heishi Rock". L'ermitage de la vieille femme est à l'origine du sanctuaire d'Ubagami.

L'origine du festival remonte à environ 380 ans, durant l'ère Kanei (1624-1644). Esashi était alors un port majeur pour les navires de commerce Kitamaebune. Les pêcheurs et marchands initièrent ce rituel pour remercier le sanctuaire et prier pour la sécurité en mer et la santé de leurs familles. Classé patrimoine culturel de Hokkaido, ce festival conserve tout son éclat traditionnel d'antan.

Histoire et foi du sanctuaire Ubagami Daijingu, le plus ancien de Hokkaido

Ubagami Daijingu a été fondé en 1216 ou avant, ce qui en fait l'un des plus anciens sanctuaires de la région. Pour les habitants d'Esashi, il incarne le protecteur suprême de la sécurité maritime. Le Togyosai est l'unique occasion annuelle où les divinités parcourent la ville à bord de palanquins sacrés (Mikoshi), un moment fort pour lequel la communauté consacre toute son énergie.

La culture "Kamigata" apportée par les Kitamaebune et son lien avec le festival Gion de Kyoto

L'identité culturelle d'Esashi est fortement liée aux échanges avec le Kansai. Les bateaux Kitamaebune qui naviguaient sur la mer du Japon aux époques Edo et Meiji importèrent directement la culture Kamigata de Kyoto et d'Osaka, qui fusionna avec les croyances locales.

Cette influence se ressent dans la splendeur des tapisseries en fil d'or des chars, issues du tissage Nishijin de Kyoto. L'orchestre Hayashi intègre également des shamisens aux côtés des flûtes traditionnelles, créant un son élégant et unique. Le festival est ainsi considéré comme l'essence de la culture Gion épanouie dans le nord.

Les 13 chars magnifiques "Yama" et leur valeur artistique

L'attraction principale réside dans les 13 chars appelés "Yama", fièrement entretenus par chaque quartier. Le défilé comprend un char en forme de navire Kitamaebune nommé "Matsuho-maru", et 12 chars portant des mannequins de guerriers historiques et figures mythologiques sculptés par de grands maîtres.

Nom du char Lecture Caractéristiques et motifs
Matsuho-maru Matsuho-maru Char en forme de bateau Kitamaebune. Symbole de bonne pêche et de sécurité.
Ebisu-yama Ebisu-yama Dédié à Ebisu, l'un des sept dieux de la fortune. Prie pour la réussite commerciale.
Jinko-zan Jinko-zan Dédié à l'impératrice Jingu. Arborant des étoffes Nishijin somptueuses.
Genji-yama Genji-yama Inspiré de Minamoto no Yoshitsune. Met en scène un jeune et digne guerrier.
Giko-zan Giko-zan Dédié à Tokugawa Mitsukuni. Symbolise la sagesse et la vertu.
Shobu-zan Shobu-zan Dédié à un général symbole de courage. Décorations héroïques.
Shinei-zan Shinei-zan Prie pour la prospérité de l'ère nouvelle. Sculptures harmonieuses.
Hoei-zan Hoei-zan Prie pour d'abondantes récoltes et la paix locale. Ornements étincelants.
Masamune-yama Masamune-yama Dédié au samouraï Date Masamune. Casque laqué noir orné d'un croissant de lune.
Homare-yama Homare-yama Prie pour l'honneur national et le développement. Figurine de samouraï.
Nanko-zan Nanko-zan Dédié à Kusunoki Masashige. Char de grand prestige rappelant la loyauté.
Kyufuku-zan Kyufuku-zan Signifie "la quête du bonheur". Décoré de nombreux motifs porte-bonheur.
Seisho-zan Seisho-zan Dédié à Kato Kiyomasa. Inspiré de la célèbre légende de la chasse au tigre.

Chaque char est intimement lié à l'histoire de son quartier. Monter, polir et faire défiler les Yama une fois par an est la plus grande fierté des habitants d'Esashi.

Une mémoire sonore transmise de génération en génération : l'apprentissage du Hayashi

Le Hayashi d'Esashi mêle flûtes, tambours et shamisens. Chaque année dès le mois de juin, les sons des répétitions s'élèvent des différents centres communautaires.

Les enfants apprennent le rythme à l'oreille et par mémoire corporelle sous la direction des aînés. Toute l'apprentissage se fait par transmission orale et mémoire corporelle. Cette transmission orale forte est le secret de la cohésion de la communauté d'Esashi.

Contraste avec l'Esashi Oiwake : l'Oiwake statique et le Togyosai dynamique

Alors que le chant traditionnel "Esashi Oiwake" incarne la mélancolie statique et la nostalgie des anciens migrants, le Togyosai exprime l'énergie dynamique pure. Esashi puise sa richesse dans cette double identité.

Les cris fiers des porteurs, les battements de tambour et le défilé des chars dans les rues étroites débordent de vitalité. Cette dualité rend la culture locale extrêmement captivante.

Trois jours de festivités et climax du défilé

Le festival se déroule chaque année les 9, 10 et 11 août selon des rituels très précis.

【9 août】Yoimiya et parade libre des chars

La fête commence par la purification des chars. En soirée, les lanternes s'allument, illuminant les vieilles rues d'une lueur féerique tandis que l'excitation monte.

【10 août】Défilé principal - Basse-ville

Les 13 chars défilent de jour dans la basse-ville d'Esashi sous les acclamations. Les détails dorés et les ornements des chars brillent sous le soleil d'été.

【11 août】Défilé de la haute-ville et rituel du "Yadoiri-no-Gi"

Pour le final, les chars parcourent la haute-ville. Le point d'orgue est le "Yadoiri-no-Gi" au sanctuaire. À la lueur des torches, les porteurs de palanquins courent à travers la foule pendant que les 13 chars jouent ensemble le Tateyama-bayashi.

Comparaison avec les autres festivals du Japon : une identité propre

Contrairement aux célèbres festivals de Nebuta à Aomori, le Togyosai d'Ubagami a hérité directement des traditions du festival Gion de Kyoto par la mer. Il lie des prières de marins pour une pêche abondante à la grâce aristocratique de Kyoto.

C'est une célébration conçue pour préserver la foi et les liens communautaires locaux, ce qui explique sa survie sans changement depuis 380 ans.

Défis modernes et transmission future

Bien qu'Esashi subisse les effets du déclin démographique, la passion pour ce festival reste entière. Les jeunes partis vivre à Tokyo ou Sapporo reviennent chaque année pour tirer les chars, perpétuant ainsi leur héritage culturel.

Épilogue : maintenir la flamme de l'histoire

L'édition 2026 s'est ouverte dans le respect des traditions. Portée par la ferveur locale, la mémoire des navigateurs et de la musique d'Esashi continuera de vivre longtemps dans le nord.



【Sources】

  1. Site de la mairie d'Esashi "Aperçu et histoire de l'Ubagami Daijingu Togyosai"
  2. Hokkaido-jin "Prospérité d'Esashi et essence de la culture des chars apportée par les Kitamaebune"
  3. Wikipedia "Histoire et explication de l'Ubagami Daijingu Togyosai"